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La Maison Jacques-Ferron a été fondée en 1990. L’organisation se nommait, à ses débuts, le Service de Réinsertion Sociale de la Rive-Sud et logeait à Saint-Hubert. Sa fondation s’inscrivait dans la foulée du mouvement de désinstitutionalisation des milieux psychiatriques en cours depuis déjà plusieurs décennies. Ce processus a mené, entre autres, au développement de ressources alternatives communautaires en santé mentale ainsi qu’à la mise sur pied de plus d’une centaine d’organismes en santé mentale à travers le Québec. Lors de son implantation, l’organisme a déployé des énergies considérables pour se bâtir une place dans la communauté, tisser des liens avec les ressources du milieu et les établissements de santé du territoire tout en assurant le développement de ses pratiques.  

 

Historique

Au fil des années, l’organisme a su demeurer fidèle à son engagement initial d’accueillir des personnes qui vivent d’importantes difficultés de santé mentale. Dans bien des cas, ces personnes se sont vues prises dans le cercle vicieux des portes tournantes avec comme effet de perdre en grande partie l’espoir d’un mieux-être. Le défi de développer des pratiques d’intervention à la mesure des besoins des personnes utilisatrices et de leur offrir un milieu de vie tant ouvert sur la communauté que sécuritaire aura rallié les personnes impliquées au fil du temps dans le projet de la Maison Jacques-Ferron.

 

En 1994, l’organisme s’installait à Longueuil et devenait du même coup la Maison Jacques-Ferron en l’honneur du célèbre écrivain québécois, médecin de sa profession. Tant dans son engagement dans la communauté, dans l’exercice de sa pratique et qu’à travers son œuvre littéraire, il a sans cesse réaffirmé l’importance de tenir compte de la singularité et de l’histoire propre à chacun dans le tracé de la destinée des personnes aux prises avec d’importantes difficultés en santé mentale.

 

En 1998, l’organisme connaît son second souffle. La qualité clinique de ses services se voit reconnue dans le cadre d’une évaluation entreprise par la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux de la Montérégie (RRSSS), l’instance régionale responsable à l’époque des organismes communautaires, maintenant devenue l’Agence de la Santé et des Services Sociaux de la Montérégie (ASSS). Peu de temps après, les ressources financières furent consolidées. L’impact s’est fait sentir rapidement sur la capacité de desservir les personnes accueillies. Cette période de stabilité a été des plus stimulantes, car elle a permis d’aller plus loin dans le projet d’insertion sociale.

 

Au début des années 2000, naît un premier projet de mise en réseau des services en santé mentale sur le territoire du CLSC Longueuil-Ouest qui réunissaient des représentants des personnes utilisatrices, des établissements et des groupes communautaires. Ce projet permis  mettre sur pied le suivi post-hébergement de l’organisme. Ce service a vu le jour dans un contexte de mise en réseau qui venait renforcer de manière considérable la qualité des liens entre les partenaires du milieu et les services disponibles au sein de la communauté. Depuis, plusieurs personnes utilisatrices ont pu réaliser un rêve très cher de retrouver un espace à soi dans la communauté.

 

 

 

Jacques Ferron